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Veillée N°1 : Raoul le petit cordonnier, et les 17 brigands de la route de la Trace. « Tous droits réservés, Joëlle JEAN-BAPTISTE » 8ème partie - L’énergie du désespoir
Mélissa et Jude Amaraurin, veulent retrouver un cinquième brigand, qui a été enrôlé dans le groupe des 17 brigands de la route de la Trace. Ils font appel aux forces de l’au-delà sous les regards stupéfaits des deux cordonniers, les Brodequin.
Pendant que Jude Amaraurin étalait la carte moisie sur un meuble bancal en bois, qui leur servait de table, madame Amaraurin d’une main experte, tournait son pendule dans tous les sens. Elle semblait nerveuse. Une séance de spiritisme nouvelle commençait. - Mais que signifient tous ces traits ? Demanda Firmin Brodequin, en observant anxieusement la carte. De nombreux traits noirs la sillonnaient. - Voici les signes que nous avons reçus de l’ouija. Expliqua Jude. Il ne nous a jamais trompé. Avec ses indications, nous nous rapprocherons de notre fils. - Les signaux deviennent de plus en plus forts. Vous nous avez parlez du soucougnan, et nous devons allez à sa recherche, déclara Mélissa. Il nous aidera ! - Je ne veux pas revoir ce monstre ! S’écria Raoul. Firmin le rassura. - Madame mon fils est très fragile et nous n’irons pas avec vous. - Mais vous n’avez pas le choix. Si vous ne nous aidez pas à retrouver mon enfant, en affrontant le Soucougnan, nous n’aiderons pas le vieil homme que vous devez secourir. - Venez maintenant, lui dit-elle en lui tenant fermement le bras, et asseyez vous ici ! - C’est l’énergie du désespoir, pensa Firmin, contrarié. Ce couple fera tout pour retrouver leur enfant.
Soudain, elle regarda durement Raoul. - Je conseille à votre fils de quitter notre carriole, ajouta-t-elle. - Petit, voici un ciré qui t’abritera de la pluie, dit Jude Amaraurin, en le conduisant vers la sortie. Tiens, regarde le grand arbre là-bas. Attends-nous près de son tronc. Si la pluie est trop violente, tu pourras monter sur le siège avant de la carriole. Attention, le marchepied est glissant ! - Oui m’sieur, répondit le garçon obéissant, qui ne se fit pas prier.
Il sortit précipitamment de l’endroit, accompagné de l’homme qui referma rapidement les rideaux derrière lui.
- Il fait sombre, dit Firmin en tremblant. Madame Amaraurin craqua une longue allumette, et alluma la mèche d’une lampe à pétrole. - Nous consultons le ouija chaque mois. Il nous donne de très bons conseils, et nous dirige de plus en plus vers notre fils unique, adoré. Elle ouvrit la boîte de la planchette spirite, et Firmin fut surpris de remarquer un ouija, en demi-lune, qui brillait. La femme déposa le cierge au nœud violet sous la tablette. Puis le couple serra rudement chacune des mains de Firmin. - La chaîne ne doit pas se briser monsieur Brodequin !
- Sous aucun prétexte, ajouta Jude Amaraurin.
Pendant ce temps, Raoul engoncé dans le ciré trop grand pour lui, s’inquiétait pour son père. Il lorgnait l’intérieur de la carriole. Les trois ombres se mouvaient.
Au bout d’un moment, Raoul fut surpris de voir surgir, une quatrième ombre.
- Mais, il n'y a que le couple avec mon père, il devrait y avoir trois ombres ! Et je n'ai vu personne rentrer dans la carriole !
Il frissonna. Quelque chose de terrifiant se tenait derrière eux !
Suite de la veillée N°8 la prochaine fois Veuillez consulter le calendrier pour connaître les dates de publication. |



