7ème partie - Le cierge noir

 
Veillée N°1 : Raoul le petit cordonnier, et les 17 brigands de la route de la Trace.
 
« Tous droits réservés, Joëlle JEAN-BAPTISTE »
 
 
7ème partie - Le cierge noir  
 
 
 

Les cordonniers, Raoul et Firmin Brodequin semblaient abasourdis par la révélation faîte par la femme, qui les avait menacés auparavant. Elle pleurait, maintenant, et son mari, Jude Amaraurin la serrait dans ses bras, pour la réconforter.

- Nous ne sommes que de simples fermiers, déclara l’homme. Ma femme Mélissa a assisté à l’enlèvement de notre garçon, il y a un an de cela.

L’atmosphère humide devenait irrespirable. Une couche de brouillard se rependit soudainement. Puis, la pluie commença à tomber.

- Venez vite sous notre carriole vous abriter, proposa Jude Amaraurin.

Raoul et Firmin Brodequin le suivirent, et furent protégés des trombes d’eaux qui se déversaient autour d’eux.

L’homme leur donna des couvertures, et ils purent se sécher.

Madame Amaraurin alluma un réchaud, et fit bouillir l’eau. Elle essuya ses larmes, et leur proposa du thé.

- Le 5eme bandit est donc votre fils ? Demanda Firmin en hésitant.

- Ma femme a tout fait pour le récupérer. Cela fait des mois que nous parcourons les chemins de la route de la Trace. Mais, ces bandits brouillent les pistes.

La femme expliqua d’une voix rauque.

- Il y a un an que mon fils Sidoine Amaraurin a été enlevé. Il menait notre troupeau de vaches, lorsque trois hommes l’ont encerclé. Ils l’ont obligé à les suivre. De ma fenêtre, j’ai assisté à la scène. Je n’ai pas pu les reconnaitre, ni intervenir, car ils portaient un filet sur leur visage.

- J’ai repéré des indices sur leur torse, car l’un avait un tatouage en forme de scorpion, sur son épaule.

- Pourquoi l’on t’il enlevé ? Demanda Raoul.

- Les bandits sillonnent les campagnes à la recherche d’hommes robustes pour piller les voyageurs.

- J’ai l’impression qu’ils préparent d’autres méfaits. Ils étaient huit, il y a un an de cela, maintenant leur nombre a plus que doublé. Ils sont dix sept.

- Je préfère que l’on dise les seize brigands, rétorqua madame Amaraurin. Mon fils est revenu un jour, pour nous dire qu’il allait bien, car il nous a laissé un morceau de la chemise que je lui avais offerte devant la cariole.

- Comment faites-vous pour suivre leur piste ? Demanda Firmin.

- Sidoine nous laisse parfois des indices.

Elle partit au fond de la carriole et revint avec un foulard bariolé. Elle l’ouvrit, et les cordonniers aperçurent une croix avec deux cierges. Un blanc et un noir.

- Ce cierge noir ressemble à celui que j’ai vu près de l’habitation du soucougnan ! S’exclama Raoul surpris.

- Quoi qu’as-tu dit jeune homme ? S’écrièrent les Amaraurin en même temps.

- Oui celui-ci est plus grand ! Pourquoi il y a t’il ce nœud violet autour ?

- On l’a trouvé comme cela au dessus de notre roulotte, un matin en nous levant. Il y en avait deux.

C’est en tremblant que Raoul leur raconta sa rencontre avec Croque-Âmes.

Lorsque son récit se termina, le couple se leva sans dire un mot. Chacun fouillant dans les recoins de la carriole.

Puis, les cordonniers frissonnèrent en voyant Mélissa, prendre un pendule, qui se terminait par un crâne en bois, suspendu à une chaine en or massif.

Jude Amaraurin, sorti sous une pile de journaux une carte moisie, puis le ouija, une planchette spirite en demi-lune, noire.

Une séance de spiritisme, allait commencer sous les regards désemparés des Brodequin !

 
Fin des publications des 7 premiers chapitres sur 20 de la veillée de Pa Angel.
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