TOME 3-Chapitre 4 Les facéties de Laviedrôle 3/3

TOME 3 Chapitre 4

Ti-Cœur ANGEL

&

L’Apothicaire

 

TOME 3 - Chapitre 4

Les facéties de « Laviedrôle » 3/3


Ti-Cœur fit un signe discret à Thymothy Hongres pour lui signifier que l’erreur venait de lui.

Le styliste secoua la tête puis s’approcha. Installé sur un banc, il observait l’émoi des enfants.

 

Thymothy sourit en voyant la scène qui constituait un divertissement pour les Petites Mains. Certains enfants voulaient chasser le chien, tandis que d’autres, le faire venir vers eux.

 - Laviedrôle, viens ici ! Attaque-là ! Ordonna un garçon au chien, en lui montrant Pétunia Brayas, la plus jeune élève de l’atelier.

Celle-ci s’enfuit en pleurnichant.

-   Ryad, laisse là tranquille ! Ordonna Hongres et Ti-Cœur qui réconfortèrent l’enfant.

La petite couturière grimpa rapidement l’escalier de l’école et se cacha derrière un tonneau sur lequel s’étalait des plantes.

 - Le chien n’a pas l’air méchant, Pétunia, cria Ti-cœur en pensant la rassurer.

-   Heureusement que madame Sinter ne voit pas cela. Ajouta-il.

- Tu as été voir Cannelle en passant par dans le chemin interdit ? Demanda Thymothy.

- Oui et je t’assure que j’ai beaucoup d’informations maintenant. Cannelle risque de perdre sa place ici. Elle est accusée d’avoir dérobé des patrons de couture.

Ti-Cœur se frotta le visage.

 

Thymothy savait que les enfants faisaient tout, pour l’aider à guérir. Il ne voulait pas les accabler.

- Ne t’en fait pas. On trouvera un moyen de la sortir de ce mauvais pas. Nous reparlerons de tout cela chez toi ce soir.

Le visage de Ti-Cœur s’éclaira en entendant la confirmation de la présence du couturier au dîner de sa grand-mère.

Alors, Thymothy changea de conversation.

- Il porte un nom spécial ce chien, il a l’air bien débrouillard.

- Oui, Laviedrôle est un chenapan. Il pique de la nourriture et aime jouer tout simplement.

-   Pourquoi tu l’appelles comme cela.

- C’est un petit chien bâtard, qui a croisé le chemin de ma grand-mère, Man Angel, il y a quelques mois de cela. Elle était arrivée au Marché de Saint-Pierre en retard, et le poissonnier, Gilbert Taunus, croyant qu’elle n’allait pas venir vendre ses marchandises, lui a prit sa place au bord du canal.

Elle lui a demandé de la lui restituée, et il a prétexté qu’il allait partir plus tôt et elle pourrait reprendre sa place qu'en fin de matinée. Man Angel était furieuse. Mais elle ne voulait pas faire d’histoire. Elle m’a disputé car s’était moi qui l’avais mise en retard. Je me souviens de se reproches.

- Tu vois Ti-Cœur, la journée appartient à ceux qui se lèvent tôt. Par ta faute j’ai perdu ma place !


Alors, je suis quand même suis allé voir le poissonnier, et il m’a dit.

-   C’est des affaires de grandes personnes !

Il secouait son gros ventre, en ricanant.

Bref, il ne m’a pas écouté et racontait n’importe quoi à ma grand-mère, qui savait que sa journée était gâchée. Elle se trouvait dans un emplacement plus petit.

Et pendant qu’elle servait ses clientes, elle avait remarqué sur l’étale du poissonnier des petits poisons, un, deux, puis trois poissons qui avaient été subtilisés. Grand-mère voyait le contenu de la bassine qu’elle avait mise de coté diminuer. Elle alla alors demander des comptes au poissonnier, car elle se demandait, si ce n’était pas lui qui les reprenait, quand elle lui tournait le dos pour vendre ses légumes.

-   Non man Angel, voici votre bassine de poissons que vous m'avez acheté. Et celle là c’est la mienne. Puis, il a regardé la bassine.

-   Mais, elle est quasiment vide, disait le poissonnier.

-   Oui c’est bien ce que j’ai remarqué ! Affirma ma grand-mère.

Soudain, ils virent dépasser le museau rouge de sang du clébard qui mangeait les poissons frais.

Le poissonnier conspua celui-ci et le pourchassa à toute allure. Mais, il glissa et se cogna contre son tréteau sur lequel se trouvait sa bassine de poissons remplis à ras bord.

Toute sa marchandise s’éparpilla par terre et sur les clients qui le rembarra.

 

Ma grand-mère, en voyant le tableau : le poissonnier pourchassant le chien qui fuyait à toute vitesse s’écria :

-   La vie est drôle. Il a pris ma place et voilà ce qui lui arrive, la vie est drôle quand même. Et on a éclaté de rire...

En entendant ce récit, Thymothy riait.


-   J'ai ensuite demandé à ma grand-mère a qui appartenait le chien.

-   Elle n’en savait rien et elle a continué à parler en disant la vie est drôle. Alors depuis ce jour, je l’ai l’appelé Laviedrôle. Mais je crois que cela n’était pas la première fois que ma grand-mère le voyait.

Ils rigolèrent, en voyant l’animal tiré sur une corde à sauté. Ti-Cœur regardait Hongres se détendre, ravit de voir qu’il ne pensait plus à sa douleur à la main.


 Ensuite Thymothy ajouta,
-  Il était temps de faire rentrer les élèves et de faire partir le chien.

Soudain, le styliste se redressa. Son visage se figea. Il demanda brutalement à Ti-Cœur de courser l’animal.

-   D’autres garçons s’en chargent ne t’en fait pas, répondit celui-ci nonchalamment.

Thymothy se fâcha

 -Vas-y Angel ! Attrape le chien, et ne le laisser surtout pas s’échapper ! Ordonna-t-il.


Ti-Cœur surprit, obéit, et s’approcha de l’animal déjà entouré par trois autres camarades. Soudain il constata que le chien tenait dans sa gueule un objet familier : le calepin de l'apothicaire, Cosmas Belaroseas. Ti-Cœur croyait l'avoir placé dans la poche arrière de son pantalon, et il se trouvait dans la gueule du chien !

 



La suite bientôt. Veuillez consulter l’agenda de la série.