TOME 3-Chapitre 4 Les facéties de Laviedrôle 1/3

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TOME 3 Chapitre 4

Ti-Cœur ANGEL

&

L’Apothicaire

 

Les facéties de Laviedrôle 1/3

 

 -Que faites-vous dans nom bureau ! Que cherchiez-vous mademoiselle Cokar ? S’étonna la patronne des « Petites Mains » très en colère.

Le jeune styliste Timothy Hongres se demandait, pourquoi la jeune couturière qu’il venait de surprendre agissait si imprudemment.

Celle-ci se leva lentement en entendant l’ordre de madame Sinter. Elle avait manqué de vigilance. Elle aurait dû rejoindre rapidement Ti-Cœur Angel, dans la cour de récréation. Et surtout ne pas prêter attention à la conversation.

Tout à coup, impatiente d’avoir une réponse, Augustine Sinter tonna :

-          Ah ! Ce sont les dessins des nouveaux patrons que vous vouliez voir ? Et pour les donner à qui ? A nos adversaires ? Ajouta la femme, sûre d’avoir trouvé la cause de cette intrusion.

-        Non madame Sinter, je ne travaille pas pour la concurrence, je venais chercher ...

-        Taisez-vous ! Ordonna la patronne en l’interrompant. J’ai remarqué que deux de mes patrons ont disparu il y a un mois de cela.

-       Pourquoi n’avez-vous pas averti le gendarme Percute ?

-  Je menais ma propre enquête. Et devinez où j’ai retrouvé la robe ? Ajouta la femme en prenant à témoin le couturier.

- Où cela madame Sinter ? Demanda-t-il mécaniquement.

- Dans la maison de couture de la ville du Carbet !

- Chez les Voilettes Colorées ?

- Oui dans la vitrine d’une de mes rivales !

Thymothy Hongres comprenait que Cannelle se trouvait dans de sales draps.

 

Alors, la patronne hors d’elle se retourna et appela :

-   Mesdemoiselles Boulier et Jorcel ! Approchez !

Les fillettes qui venaient de terminer leur punition, rentrèrent la tête basse dans la pièce.

En entendant les cris, elles se doutaient qu’elles se feraient réprimander.

 -Pourquoi ne m’avez vous pas avertit que Cannelle Cokar fouillait mon bureau ?

-   On ne l’avait pas vu ! Dit l’une, alors que l’autre affirma.

-   Elle nous avait dit chut !

- Tais-toi donc ! Marmonna Boulier. En donnant un coup de coude à son amie.

Ce qui n’échappa pas à la patronne.

-    Hum, elle vous a fait un signe. Vous connaissez pourtant toutes les trois le règlement intérieur des Petites Mains. Elle ajusta ses lunettes d’écailles sur son nez, pointa le doigt en direction des couturières et ajouta :

- Personne, je dis bien personne, ne doit franchir la porte de cette pièce, où que vous soyez !

-          On se trouvait au fond de l’atelier madame Sinter, répondit immédiatement Boulier.

- Personne n’a l’autorisation de pénétrer dans ce lieu, répéta la patronne, courroucée.

-  Je cherchais une pelote de laine, qui a glissée sous votre bureau, dit Cannelle.

-          Dont voici le fil, annonça Hongres, en se baissant.

Il avait profité des remontrances de madame Sinter pour dénouer rapidement la pelote que lui avait lancée discrètement Cannelle.

La patronne de l’atelier questionna.

-          Pourquoi n’avez-vous pas attendu la fin de la récréation mademoiselle ?

- Je pensais reprendre mon travail de rangement du matériel quelques minutes avant la fin de la récréation, pour me permettre de gagner du temps dans mes tâches restantes.

Madame Cokar réfléchissait vite.

Je vais leur donner quand même une punition.

-          Allez sonner la fin de la récréation, bougonna la patronne à Judith Boulier, qui partit rapidement.

Cannelle Cokar et Isa Jorcel voulurent la rejoindre, mais elles furent stoppées par la voix stridente de madame Sinter.

-   Attendez-moi sur la terrasse mesdemoiselles !

 

Les jeunes filles penaudes s’exécutèrent. Elles attendirent que madame Sinter et le couturier s’éloignent pour discuter.

 

Pendant ce temps, dans la cours de récréation, Ti-Cœur Angel trouvait le temps long. Il se demandait pourquoi Cannelle n’était pas revenue, alors qu’il venait d’obtenir des renseignements importants de la part de Suzy Sinter.

Il s’engagea à l’entrée d’un petit chemin, démarqué par un papayer, poussa une barrière sur laquelle un panneau indiquait: propriété privée.

 

La suite le vendredi 25 février 2011