TOME 3-Chapitre 3 La composition médicamenteuse 1/4


 

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Ti-Cœur ANGEL

&

L’Apothicaire

 

Chapitre n°3 –La composition médicamenteuse 1/4

 

- Et bien, je demande de l’aide et quand surgit quelques difficultés, on hésite ? Critiqua Hongres, moqueur.

- Pas du tout. Cannelle, les Soucougnans n’existent pas ! Reprit Ti-Cœur.

- Bien voyons ! Dit Cannelle, qui manipulait le carnet depuis un bon moment. Subitement, elle lui indiqua une page du doigt.

- Lit un peu cela !

Ti-cœur lu a voix haute : « Moi, Cosmas Belaroseas, né le 13/13/1713, mort le 13/13/1913, décide que celui ou celle qui en prend possession du calepin, est autorisé à l’utiliser, jusqu'à mon prochain retour »

- Que veut dire ce charabia ?

- Heu... ne tenez pas compte de cela. Vous voyez bien qu’il y a des erreurs de chiffres !

Le couturier ne voulait pas les effrayer. Hongres ne souhaitait pas approuver l’âge de l’homme. Car, lui-même ne semblait y croire, du fait qu’il vivait depuis plus de deux siècles.

-   Son carnet possède trois parties. Dans la première, il décrit les recettes et plantes nécessaires aux différents dommages du corps. Vas à la page 39 Ti-Cœur. Il y a une dizaine de lignes, avec une composition médicamenteuse, où il indique sa méthode de travail pour le mal aux mains :

« Les plantes, « les chevaliers » sont à cueillir le soir. Elles doivent être mélangées avec l’essence de bambous aux pieds de poulpes. Le nom scientifique est même inscrit. Cherchez dans une carrière de la route du Précheur, trois cuillères à soupe de matière. Puis, il faut ajouter trois gouttes des fioles de sang de caïman, de crapaud et de lombrics »

- Des lombrics ? Mais se sont des verres de terres ! S’exclama Cannelle, dégoutée.

Ti-Cœur ricana.

- Si on doit passer par la route de la trace, tu penses bien que le sol n’est pas carrelé !

- Et c’est à moi que tu racontes cela ? Après ce qui m’est arrivé avec le zombi du Carnaval. (1)

 

 

- Ne vous disputez pas les enfants, coupa Thymothy, qui préféra changer de conversation. Où aller vous trouver les fioles ?

- Je connais une boutique à Saint-Pierre. J’irai les acheter.

- Je vous remercie, les enfants. Bien entendu, je vous donnerai l’argent pour les courses. J’éviterai cependant les déplacements en ville. Car, si on me voit, avec des problèmes aux mains, je risquerai de perdre ma clientèle. Ainsi, j’ai décidé d’effectuer trois jours de cours sur les cinq hebdomadaires prévus.

-   Si vous le souhaitez, je viendrai chez vous pour chercher vos cours monsieur Hongres ? Proposa Ti-Cœur.

-   C’est très sympathique de ta part de me le proposer. C’est d’accord, et tu les remettras aux élèves. C’est une bonne solution.

(…)

-   Et que comporte la troisième partie du calepin ? S’enquit Cannelle.

C’est la partie essentielle. Elle indique tous les contre-indications et les effets indésirables du traitement.

-   C’est écrit à la minutes ou seconde près ? C’est bien cela ? Demanda Ti-Cœur.

-   Oui.

-   Et comment s’appelle votre maladie.

-   Je vous la dévoilerai plus tard, annonça Thymothy faiblement.

-   Je crois qu’il faut bien scruter le marque-page, pour découvrir le chemin.

Thymothy prit le carnet et l’ouvrit à une page qu’il connaissait bien.

-   Je vous propose d’écrire la composition de la potion. J’ai pensé effectuer la moitié du trajet avec vous, je ne sais pas si la douleur de mes mains s’atténuera, ou, comme je le crains continuera.

-   Comment allons-nous partir ? Par quel moyen ?

-   Je vais d’abord demander la permission à vos parents. On devra prévoir quelques campements.

-   Il manque une partie du calepin. Remarqua Cannelle.  Il y a comme un bout de feuillet.

-   C’est un mystère. Et j’ai toujours pensé que le calepin était incomplet.

-   Il faudrait faire des recherches pour savoir, si monsieur Belaroseas possède de la famille.

-   Ca y est ! J’ai trouvé où j’avais remarqué son nom ! S’écria Ti-Cœur. On devra en discuter avec madame Sinter.

- Alors ? On t’écoute.

- Je préfère être sur de cela. Je dois parler à madame Sinter.

- Rentrons, décida Thymothy Hongres. Et surtout, pour l’instant, ne dites pas un mot à quiconque, sur notre prochain voyage, ajouta le couturier. Si la concurrence apprend mon handicap, l’école des Petites mains ne sera pas notée comme les autres. Et les vêtements que nous devons réalisés n’obtiendront pas le succès escompté. Je ne souhaite ni la pitié, ni de la dureté.

 

. (1) TOME 1 : TI-COEUR ANGEL ET LE ZOMBI DU CARNAVAL ANTILLAIS


SUITE


A l’intérieur de l’école, les Petites Mains travaillèrent toute la matinée.

Pendant ce temps, Hongres passait à travers les rangées, pour vérifier le travail des apprentis et les guider.

 

Lorsque vint l’heure du déjeuner, Ti-Cœur pria Cannelle Cokar, de se joindre à la table de Hongres et de madame Sinter.

 

La cantine scolaire avait été rénovée cette année. Une bonne odeur de ragout au riz s’élevait dans l’air.

Au dessert, Ti-Cœur Angel, demanda à sa patronne.


-         Savez- vous qu’est devenu Belarosas ?

Madame Sinter devient toute rouge, elle se gratta la gorge, toussa, puis répondit rudement.

-         Monsieur Angel, contentez vous donc de parler de votre travail à l’école des Petites mains et non des cancres !


Ti-cœur savait que le nom qu’il connaissait était celui d’un enfant.

 

Il regarda Suzy, la fille de madame Sinter. Celle-ci lui lança un regard furibond. Elle et son amie Louise, paraissaient très contrariées de le voir manger à la table de leur couturier préféré.

 

Madame Sinter et son invité se levèrent de table pour prendre le café dans le bureau. Ti-Cœur débarrassa la table, puis il eut une idée.


Il emporta son désert qu’il n’avait pas entamé, et s’assit à côté de Suzie.





Suite des publications en janvier 2011.






























 

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